• Clin d'oeil à Jean Ferrat

    La montagne, sublime, sculptée par l’outil de perspective se manifeste,

    Dressée comme un grand puzzle découpé, ajusté par les pins, le val,

    Les roches abruptes, les petites ombres sournoises d’une vigne agreste

    Où des filaments de lumière rougeâtre parent le flanc du coteau uval,

     

    Avec des sentiers discrètement cachés par des bouquets de fougère ocre.

    Un ensemble multicolore se dissimule secrètement dans l’intimité

    Et au regard nous dévoile une telle beauté intense que le médiocre

    Semble avoir été gommé par maîtresse nature dans toute sa sublimité.

     

    Le sommet, taillé en biseau demeure plus allègre pointé vers le ciel,

    Il se hisse avec légèreté embrassant des nuages violacés par le soleil.

    Un croissant sélène profile subrepticement un petit arc providentiel

    Entre deux vols d’hirondelles survolant l’air des espaces vermeils.

     

    Cette atmosphère champêtre fleure bon la verdure, le thym, la lavande,

    Le romarin, la mousse encore fraîche du matin, les fines écorces usées,

    Les herbes touffues, les belles pommes de pins aux arômes d’amandes

    Et la terre exhalant une odeur de racine humide qui hésite à se diffuser.

     

    Au loin, sur un relief escarpé, un vallon tapissé de buissons décore

    L’esquisse timide des champs voilés par une légère brume stagnante.

    Une forêt surplombe la colline voisine tachetée de mille boutons d’or.

    Les stridulations des cigales et des grillons créent des notes fascinantes.

     

    De plain-pied une vaste étendue de blé se balance bercée par les vents,

    Ondule, frissonne, donnant l’impression de se mouvoir en dansant

    Comme un ballet orchestré par une musique aux accords émouvants.

    Je ne me lasse pas d’admirer cette représentation théâtrale en pensant

     

    Qu’une ambiance mystérieuse est dissimulée derrière cette splendeur.

    J’ai l’impression d’assister à un spectacle enchanteur qui m’est réservé,

    Où l’émotion s’imprime au fond de ma conscience de toute son ardeur.

    Je ressens une vie exogène devant moi qui demande à rester préservée.

     

    Le crépuscule s’apprête à coiffer le ciel de mèches teintées de lumière.

    Le soleil se penche vers l’horizon pour terminer sa courbe majestueuse.

    La lune dessine son contour, attise sa faible lueur en avant-première.

    Je dois m’en aller, j’ai du mal à quitter cette belle journée voluptueuse.

     

     

    « Que la montagne est belle ! »


  • Commentaires

    1
    Jeudi 2 Juillet à 20:52

    Coucou Dany

    Superbe poeme sur la montagne.

    Peut-on la chanter comme Jean-Ferrat  ?

    Tu as une plume divine, j'adore.

    Par contre, la présentation de cette écriture un peu épaisse ne va pas avec la beauté de ce sublime poème.

    Bisous ma belle et merci

    Aimée



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