• Il me faut du savoir -faire 

    La langue Française étant tentaculaire 

    Je ne suis que la simple locataire 

    Celui qui sait s'en servir devient millionnaire 

    Mais faut- il encore ne pas déplaire 

    Ne pas avoir la mine patibulaire 

    Ne pas avoir de douleurs articulaires,

    Surtout dans les doigts ,l'annulaire 

    Et même le petit auriculaire 

    Sinon tenir un crayon devient un calvaire 

    Et la tout se passe de commentaire 

    Un mot ,puis un autre  pas d'intermédiaire 

    Mais non je n'ai pas besoin de secrétaire 

    Il me faut juste trouver du vocabulaire 

    Sans jamais mettre de termes  vulgaires 

    Il faut que tout reste exemplaire 

    Comme le bon chien avoir du flair 

    Devenir d'une rime un vrai mousquetaire 

    Mais pour ce jour je cale, j'ai une douleur musculaire 

    Hihihi ,trop longtemps assise j'ai dépassé l'horaire 

    Je laisse ma plume pour ce jardin imaginaire 

    Je crois que je vais réviser mon dictionnaire 

    Jusqu'à en avoir de l'urticaire 

    A moins que je ne confesse au vicaire 

    Mon Français rudimentaire 

     

     


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    Tapisserie 

     

    Qu’est donc pour nous la vie le jour où nous naissons ?

    La chaîne d’un tapis sur lequel nous devons

    Passer et repasser une simple navette

    Pour en tisser la trame: très modeste carpette,

    Ouvrage d’un grand prix ? En tout cas bien souvent

    Ce que nous en faisons : parfois en en bavant,

    Parfois facilement. Nous poussons la bobine,

    Entrelaçant les fils afin que se combinent

    Pour le mieux le hasard et les événements,

    Essayant d’agencer ennuis et bons moments

    Comme nous le pouvons. Mais dès que le fil casse,

    Nous pourrions maintes fois, pour qu’au mieux tout se passe, 

    Essayer de recoudre avec art le tissu,

    Même s’il est parfois tout sens dessous dessus.

    Notre vie est souvent une tapisserie

    Où peuvent alterner accrocs et broderies !

    Alors que nous avons tout un choix de motifs,

    Nous sommes fréquemment les uniques fautifs

    De ces éraillements qui abîment la trame ;

    Il nous serait aisé d’éviter bien des drames

    Si nous nous souvenions de sa fragilité.

    Notre vie est à nous, avec sa liberté.

    Sa chaîne est bien tendue, mais son plus beau tissage

    Dépend souvent de nous, qu’on soit fol ou très sage !


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  • Les cloches de Pâques

     

    Les jolies cloches sont parties ce vendredi par un jour si parfumé

    Elles avaient attaché à leurs ailes des rubans de soie très colorés

    Le ciel avait mis son habit bleu pour célébrer ce moment attendu

    Les nuages blancs s’écartaient à leur passage et semblaient émus.

    La route se dessinait devant eux comme pour tendrement les guider

    Les ailes déployées, elles avançaient tout droit vers ce lieu sacré.

    Sur leur chemin, les villages s’étaient ornés de belles couleurs de fête

    Attendant leur passage comme une délivrance au dessus de leur tête.

    Les oiseaux suivaient leur trajectoire comme pour garantir leur arrivée

    Les empêcher de s’égarer, leur montrant le chemin sans rien précipiter.

    Les cloches enfin arrivaient en ce lieu bénit rempli de foi et d’amour

    Elles avaient réussi leur pari revenir chaque année sans aucun détour.

     

     


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  • Collioure

    Sur les hauteurs de la belle ville endormie,
    Se dessine la grande bleue qui nous sourit.
    La route goudronnée… les vignes étagées,
    Soleil et ciel pastel, le printemps est arrivé.

    J’aperçois l’harmonie de ces villas aux tuiles rouges.
    C’est dimanche ! Pas un chat, et personne ne bouge.
    Une palanquée de cyclistes se balade sur la corniche
    Tandis que s’ouvrent les portes, de notre cité fétiche.

    Sur cette esplanade animée, aux platanes centenaires,
    Le marché fait vagabonder mon imagination, populaire.
    Toujours si varié, il s’est installé, nous incite à acheter,
    Et les artisans présentent leurs spécialités, à déguster.

    Ces charmantes rues piétonnes, aux pavés si réguliers,
    Font découvrir leurs boutiques, et vitrines achalandées.
    Le passage sous le pont reste un lit de torrent asséché
    Qui redevient parking, pendant la superbe saison d’été.

    Une flopée de canards colorés barbotent dans l’eau salée.
    Bercés par les vagues, glissent sur le toboggan improvisé.
    Toute l’année, ces oiseaux cancanent… et se chamaillent,
    Puis s’en retournent batifoler comme des petites canailles.

    Enfin, en front de mer, les bistrots proposent l’apéritif.
    Leurs terrasses si bariolées invitent au déjeuner festif.
    L’Eglise Notre Dame des Anges tout en style gothique,
    Avec son dôme rosé est classée monument historique.

    Ces flots clairs, transparents et si frisquets
    Caressent sans cesse les vieux galets usés.
    La plage de sable fin appelle à la baignade,
    Les criques encastrées méritent l’escapade.

    Beaucoup d’artistes peintres disposent leurs chevalets
    Afin d’immortaliser ce petit port catalan, et sa beauté.
    Poètes et chanteurs dévoilent ici, leur grand bonheur :
    Partager cette magie et une ambiance bonne humeur.

    Ce succulent poisson bleu si goûteux, toujours délicieux
    Se laisse savourer et “dévorer”… tout en fermant les yeux.
    En un conte de fée, Sa Majesté l’Anchois. Il était une fois…
    Un Dieu vénéré, un vrai Roi, un monstre sacré d’autrefois.

    Accompagné de musique classique dans le train touristique,
    On contemplait la plaine, unique, la côte rocheuse, idyllique.
    Le “Chemin de la galère” porte bien son nom, si pittoresque.
    Splendides panoramas à travers ces vignobles gigantesques.

    La promenade, bien que secoués, est agréable à souhait.
    Me voilà bien inspirée,  et ma plume veut tout commenter.
    Une journée assez amusante vraiment très enrichissante,
    Qui se termine pour nous, musiciens, par ce bel andante.


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    Un acrostiche sur Sur la Vie :

         Age, sur nos visages tu laisses traces,
         Bien être acquis qui dans la douleur efface,
         Calme qui au creux de la tristesse agace,
         Dilemme, assez souvent me pourchasse,
         Ennui dans mes geste me menace.
         Femmes qui assez souvent m'ont comblé,
         Grandir en elles m'a toujours été refusé,
         Histoires d'Amour assez souvent rêvés,
         Innocents rêves de mes nuits toujours souhaités,
         Joies de la chair vivement étouffées.
         karma, de ma vie certainement vécue
         Loin de mes visées a été souvent perçues
         Même si moi même j'ai déçue,
         Nul ne saura que larmes j'ai retenues
         Oubliant ces valeurs tant défendues.
         Parlons de ces instants
         Qualifions ces moments d'émouvants
         Racontons ces ébats d'amants
         Soulés, par leur propre élant
         Traitons les, de charmants
         Unanimement? certainement pas
         Violents sera ce débat
         Wagon en perdra les rails
         Xylophone sera désaccordé
         Zion sera divisé


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