• La montagne, sublime, sculptée par l’outil de perspective se manifeste,

    Dressée comme un grand puzzle découpé, ajusté par les pins, le val,

    Les roches abruptes, les petites ombres sournoises d’une vigne agreste

    Où des filaments de lumière rougeâtre parent le flanc du coteau uval,

     

    Avec des sentiers discrètement cachés par des bouquets de fougère ocre.

    Un ensemble multicolore se dissimule secrètement dans l’intimité

    Et au regard nous dévoile une telle beauté intense que le médiocre

    Semble avoir été gommé par maîtresse nature dans toute sa sublimité.

     

    Le sommet, taillé en biseau demeure plus allègre pointé vers le ciel,

    Il se hisse avec légèreté embrassant des nuages violacés par le soleil.

    Un croissant sélène profile subrepticement un petit arc providentiel

    Entre deux vols d’hirondelles survolant l’air des espaces vermeils.

     

    Cette atmosphère champêtre fleure bon la verdure, le thym, la lavande,

    Le romarin, la mousse encore fraîche du matin, les fines écorces usées,

    Les herbes touffues, les belles pommes de pins aux arômes d’amandes

    Et la terre exhalant une odeur de racine humide qui hésite à se diffuser.

     

    Au loin, sur un relief escarpé, un vallon tapissé de buissons décore

    L’esquisse timide des champs voilés par une légère brume stagnante.

    Une forêt surplombe la colline voisine tachetée de mille boutons d’or.

    Les stridulations des cigales et des grillons créent des notes fascinantes.

     

    De plain-pied une vaste étendue de blé se balance bercée par les vents,

    Ondule, frissonne, donnant l’impression de se mouvoir en dansant

    Comme un ballet orchestré par une musique aux accords émouvants.

    Je ne me lasse pas d’admirer cette représentation théâtrale en pensant

     

    Qu’une ambiance mystérieuse est dissimulée derrière cette splendeur.

    J’ai l’impression d’assister à un spectacle enchanteur qui m’est réservé,

    Où l’émotion s’imprime au fond de ma conscience de toute son ardeur.

    Je ressens une vie exogène devant moi qui demande à rester préservée.

     

    Le crépuscule s’apprête à coiffer le ciel de mèches teintées de lumière.

    Le soleil se penche vers l’horizon pour terminer sa courbe majestueuse.

    La lune dessine son contour, attise sa faible lueur en avant-première.

    Je dois m’en aller, j’ai du mal à quitter cette belle journée voluptueuse.

     

     

    « Que la montagne est belle ! »


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  •  

     

     

    Vieille boîte avec des photos jaunies dedans

    L’ouvrir, laisser défiler le temps et les ans.

    Bonheur de retrouver des visages chéris

    Gardés dans la mémoire, effacés de la vie.

     

    Souvenirs merveilleux d’une enfance passée,

    Restée dans mon cœur comme un cadeau à garder,

    Moments magiques grâce à la photo retrouvée ,

    Photo que l’on regarde avec le cœur serré.

     

    Une simple photo noir et blanc, un peu déchirée

    Et l’émotion surgit, le temps est effacé.

    Assis sur le tracteur, tu labourais les champs

    Tes cheveux étaient blonds …à côté, une enfant…

     

    Et cette petite fille   dans cet immense champ,

    C’est moi mais aujourd’hui, j'ai  les cheveux blancs.

    Et ces visages jeunes, emportés par la mort

    Font oublier leurs rides, font oublier leurs corps.

     

    Je contemple une à une avec les larmes aux yeux

    Ces images du temps où l’on était heureux.

    Les ans passent inexorablement et la vie

    Fera de nos photos des images jaunies.

     

    Chaque image soulève le voile du passé,

    Nos morts sont devant moi, soudain ressuscités.

    Leurs rides du visage à jamais effacées

    Cette enfant de mon cœur une réalité.

     

    Refermer le couvercle, garder le temps passé

    Bien à l’abri et soigneusement conservé…

    Refermer le couvercle, rêvasser un moment

     

    Aux images jaunies contemplées tendrement.


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    La vie n'est pas toujours facile 

     

    Libre de penser, de rire et d'aimer, 

    Profiter des secondes de bonheur,
    De paix, de joie et savoir décider,
    Sans aucune crainte et sans peur :
    Savoir dire non, oser et choisir,
    Construire, entreprendre et bâtir.
     
    Il suffit de si peu de chose,
    Un peu de courage si j'ose.
    La vie n'est pas toujours facile,
    Mais il suffit de redresser la tête,
    D'affronter certaines adversités,
    Avec beaucoup de sincérité.
     
    Suivre son cœur, ses pensées,
    Ses choix et ses propres idées.
    C'est alors et seulement ainsi,
    Que l'on devient acteur de sa vie.
     
    Il faut dans la vie savoir aussi,
    Tendre la main à qui en a besoin,
    Sans espérer un retour... ni rien,
    Juste se dire que c'était bien.
     
    Alors s'installe l'harmonie avec soi-même,
    Et ainsi le monde parait presque parfait !


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  • L’AMITIÉ 

    L'amitié, c'est comme une fleur ;
    Elle naît et s'épanouie tout en douceur.
    Elle peut durer une vie, pour toujours,
    Où s'arrêter et se faner en un jour.
     
    L'amitié, c'est donner beaucoup de soi,
    Sans jamais rien demander en retour.
    C'est être toujours présent, toujours là,
    Le faire avec plaisir avec beaucoup d'amour.
     
    L'amitié, c'est une qualité simple mais si rare,
    Qu'il ne faut la ranger au fond d'un placard.
    Il faut la conserver, la garder près de son cœur,
    Pour qu'elle nous apporte amour et douceur.
     
    L'amitié, se veut d'être sincère sans détour,
    Une confiance que l'on espère pour toujours.
    L'amitié, la plus profonde comme un frère,
    Rebute les mensonges et paroles meurtrières.
     
    L'amitié, c'est être discret et silencieux,
    Elle se partage en groupe ou même à deux.
    L'amitié, c'est la joie de rencontrer des personnes,
    Ou fidélité sincérité ces mots résonnent !
     
    L'amitié, c'est un, mais être au moins deux.


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  • En regardant la cérémonie du 11 nov  j'ai pensé  à écrire   une lettre

     qu'un Poilu aurait pu envoyer   un jour

     

     Sur un sol nauséabond

    Je t’écris ces quelques mots
    Je vais bien, ne t’en fais pas
    Il me tarde, le repos.
    Le soleil toujours se lève
    Mais jamais je ne le vois
    Le noir habite mes rêves
    Mais je vais bien, ne t’en fais pas…

     

    Les étoiles ne brillent plus
    Elles ont filé au coin d’une rue,
    Le vent qui était mon ami
    Aujourd’hui, je le maudis.

     

    Mais je vais bien, ne t’en fais pas…

     

    Le sang coule sur ma joue
    Une larme de nous
    Il fait si froid sur ce sol
    Je suis seul, je décolle.

     

    Mais je vais bien, ne t’en fais pas…

     

    Mes paupières se font lourdes
    Le marchand de sable va passer
    Et mes oreilles sont sourdes
    Je tire un trait sur le passé.

     

    Mais je vais bien, ne t’en fais pas…

     

    Sur un sol nauséabond
    J’ai écrit ces quelques mots
    Je sais qu’ils te parviendront
    Pour t’annoncer mon repos.

     

    Je suis bien, ne t’en fais pas …                      

                                                      

     

     

     


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